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Essai de reconstitution

LES MINES DE FER A BETHONCOURT

Si les habitants de Béthoncourt sont appelés les « Golutch's », c'est parce que les mineurs portaient des galoches pour se rendre sur les lieux d'extraction de la mine. L'extraction du minerai remonte au XVIe siècle. Elle s'est faite dans un premier temps par ramassage  de la « mine » au niveau même du sol, depuis les champs Vallons jusqu'au bois de la Bruse, de la Voiranne et du Salignonsal. L'exploitation a connu son apogée à la fin du XVIIIe siècle avec plus de 50 mineurs.
En 1886, la fermeture des hauts fourneaux de Chagey et d'Audincourt entraîne l'arrêt de l'exploitation à Béthoncourt. Le fer est contenu dans les alluvions marneuses dites sidérolithiques. Il suffit aujourd'hui encore de prendre en main une motte de terre dans les bois de Champvallon pour distinguer ces petites billes de fer marron. De cela, la fonte obtenue était bonne et d'affinage facilité ; le fer ne cassait pas ; il était sans paille, forgeable et ductile. Les conditions d'extraction étaient favorables ; le minerai se trouvait le plus souvent à une faible profondeur, ce qui permettait l'exploitation à ciel ouvert (ou presque). Mais avec les besoins qui s'intensifiaient, certains puits atteignaient jusqu'à 40 m de profondeur avec un diamètre de l'ordre de 3 m. Pour s'éclairer, les mineurs employaient des chandelles de suif ; le minerai était remonté dans des cuveaux par un système de cordage. Celui-ci était ensuite conduit en charrois jusqu'au « patouillet » ou lavoir à mine. Il s'agissait d'une sorte d'écluse-lavoir dans laquelle était déposé le minerai contenu dans des auges qui étaient traversées par l'eau courante de la Lizaine. On remuait le minerai avec des râteaux pour le débarrasser de la terre qui l'entourait. Cela polluait assez la petite rivière. La mine lavée était alors dirigée vers les diverses forges du pays.

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